Ce qu'il faut retenir
- Les appartements et leurs déclinaisons (studio, T1, duplex, loft, penthouse…) représentent le cœur de l’habitat urbain. Ils offrent des solutions variées selon le budget, la surface et le mode de vie.
- Les maisons et variantes régionales (individuelle, mitoyenne, pavillon, villa, longère, bastide…) séduisent par leur confort, leur autonomie et leur diversité architecturale, mais demandent souvent un budget et un entretien plus élevés.
- Les biens de rapport et résidences spécialisées (immeuble de rapport, résidence secondaire, logement étudiant ou senior, HLM…) répondent à des besoins spécifiques, qu’il s’agisse d’y habiter ou d’investir.
- Les régimes particuliers de propriété (indivision, nue-propriété, usufruit, viager, biens atypiques) influencent fortement la manière dont un bien est utilisé, transmis ou valorisé.
- Les terrains et la construction (constructible, agricole, viabilisé, VEFA) constituent la base de nombreux projets immobiliers et nécessitent une attention particulière aux règles d’urbanisme et aux contraintes techniques.
Le marché immobilier regroupe une multitude de biens différents, allant des appartements urbains aux maisons familiales, en passant par des logements atypiques ou encore des terrains destinés à la construction. Chaque type de bien possède ses propres caractéristiques, avantages et contraintes, ce qui peut rendre le choix complexe pour un acheteur, un locataire ou un investisseur.
Connaître les distinctions entre les différents types de logements est essentiel pour réussir son projet immobilier. Selon sa situation familiale, son budget ou encore son objectif patrimonial, on ne s’orientera pas vers les mêmes biens : un studio pour un étudiant, une maison individuelle pour une famille, un loft pour les amateurs de volumes atypiques ou encore une résidence senior pour les personnes âgées autonomes.
Les appartements et leurs déclinaisons

Appartement
L’appartement est l’un des types de logements les plus répandus en France, particulièrement dans les zones urbaines et périurbaines. Il se définit comme un logement situé au sein d’un immeuble collectif, composé de plusieurs étages, regroupant des habitants distincts. Contrairement à la maison, l’appartement implique la présence de parties communes (hall d’entrée, escaliers, ascenseur, cave, garage) gérées collectivement par la copropriété.
Les appartements se déclinent en de nombreuses typologies, allant du studio aux grands logements familiaux. Ils représentent une réponse pratique à la densification des villes et permettent d’accueillir une population variée, allant des étudiants aux familles, en passant par les investisseurs recherchant un bien locatif.
Studio
Le studio est un type particulier d’appartement, très répandu dans les grandes villes. Il se compose d’une seule pièce principale faisant office de séjour, chambre et parfois coin cuisine, à laquelle s’ajoute une salle d’eau indépendante. Sa surface varie généralement entre 15 et 30 m².
Caractéristiques principales d’un studio :
- une pièce unique à usage multiple (chambre, salon, espace de travail) ;
- une kitchenette intégrée, souvent compacte ;
- une salle d’eau ou salle de bain séparée.
Exemple :
A Paris, un studio de 18 m² peut valoir plus cher qu’un grand appartement en province, mais il reste recherché pour sa localisation et sa facilité de location.
Le studio est principalement destiné aux étudiants, jeunes actifs ou personnes vivant seules. Il constitue une option abordable dans des zones où le prix au m² est élevé.
T1, T2, T3, T4, T5, F1, F2, F3…
Les appellations T (type) ou F (fonction) désignent la composition d’un appartement en fonction du nombre de pièces principales hors cuisine, salle de bain et couloirs. Ces dénominations sont très utilisées dans les annonces immobilières et permettent de se repérer rapidement.
- T1 / F1 : une pièce principale + cuisine séparée + salle d’eau.
- T2 / F2 : deux pièces principales (séjour + chambre).
- T3 / F3 : trois pièces principales (séjour + deux chambres).
- T4 et plus : appartements familiaux, souvent composés d’un grand séjour et de plusieurs chambres.
Conseil :
Au-delà du nombre de pièces, vérifiez toujours la surface réelle du logement. Un T2 de 35 m² ne présente pas le même confort qu’un T2 de 55 m².
Ces classifications facilitent la comparaison des logements. Elles n’indiquent pas directement la surface en m², mais permettent de comprendre la structure de l’appartement.
Duplex / Triplex
Le duplex est un appartement aménagé sur deux niveaux reliés par un escalier intérieur, tandis que le triplex s’étend sur trois niveaux. Ces logements offrent une répartition claire entre les espaces de vie et de nuit et procurent une sensation de maison en milieu collectif.
Atouts fréquents des duplex et triplex :
- une séparation fonctionnelle entre vie en bas et nuit à l’étage ;
- une surface habitable souvent plus généreuse ;
- une originalité architecturale recherchée, notamment en ville.
Exemple :
Dans les grandes métropoles comme Paris ou Lyon, un duplex familial peut constituer une alternative recherchée à la maison individuelle, introuvable en centre-ville.
En revanche, la présence d’escaliers peut être contraignante pour les jeunes enfants, les personnes âgées ou les personnes à mobilité réduite. Leur prix est généralement supérieur à un appartement classique, en raison de leur rareté et de leur caractère atypique.
Loft
Le loft est un appartement issu de la transformation d’anciens locaux industriels, ateliers ou entrepôts. Il se caractérise par de très grands volumes ouverts, une hauteur sous plafond exceptionnelle et une esthétique moderne souvent marquée par des matériaux bruts (métal, béton, briques).
Caractéristiques principales d’un loft :
- vastes espaces ouverts, avec peu de cloisonnement ;
- lumière abondante grâce aux grandes baies vitrées ou verrières ;
- style industriel ou contemporain ;
- possibilité de personnalisation importante de l’aménagement.
Attention :
Certains locaux ne peuvent pas légalement être transformés en logements sans changement d’affectation. Il est donc indispensable de vérifier la conformité administrative avant achat.
Le loft attire particulièrement les amateurs de design et d’originalité, mais il demande un budget conséquent et un aménagement réfléchi pour rester fonctionnel.
Penthouse
Le penthouse est l’appartement de prestige par excellence. Situé au dernier étage d’un immeuble, il offre souvent une terrasse privative, une vue panoramique et des prestations haut de gamme (grandes baies vitrées, domotique, finitions luxueuses).
Les atouts majeurs du penthouse :
- une situation au sommet, garantissant intimité et vue dégagée ;
- des surfaces généreuses, parfois équivalentes à celles d’une maison ;
- des équipements de luxe, tels qu’un ascenseur privatif ou une piscine en terrasse.
Exemple :
A Paris, un penthouse de 200 m² avec terrasse panoramique peut dépasser 5 millions d’euros, ce qui en fait un bien réservé à une clientèle internationale haut de gamme.
Ces biens rares se destinent à une clientèle fortunée et constituent des actifs patrimoniaux prestigieux. Leur prix peut être deux à trois fois supérieur à celui d’un appartement classique de même surface.
Les maisons et leurs variantes

Maison individuelle
La maison individuelle est sans doute la forme d’habitat la plus recherchée par les familles françaises. Elle se définit comme une habitation indépendante, ne partageant ni murs, ni parties communes avec un voisinage immédiat. Construite sur un terrain privatif, elle peut être de plain-pied, à étage ou avec sous-sol, et son architecture varie selon les régions et les époques.
Caractéristiques principales d’une maison individuelle :
- indépendance totale vis-à-vis des voisins ;
- jardin ou terrain privatif attenant ;
- liberté d’aménagement et d’extension plus importante que dans un logement collectif ;
- absence de syndic de copropriété, la gestion repose uniquement sur le propriétaire.
Ce type de logement offre confort et intimité, mais il demande un budget d’acquisition et d’entretien souvent plus élevé. La maison individuelle reste toutefois perçue comme l’idéal résidentiel, notamment pour les familles avec enfants.
Maison mitoyenne
La maison mitoyenne est une alternative courante, notamment en milieu urbain et périurbain. Elle partage un ou plusieurs murs avec des habitations voisines, mais reste une propriété indépendante avec son entrée et parfois son jardin. Cette configuration permet d’optimiser l’espace foncier, tout en rendant le prix d’achat plus abordable qu’une maison totalement isolée.
Avantages d’une maison mitoyenne :
- prix d’achat inférieur à une maison individuelle ;
- bonne isolation thermique grâce aux murs partagés ;
- proximité des commodités urbaines.
Inconvénients :
- moins d’intimité, notamment dans les jardins ou terrasses ;
- risques de nuisances sonores si l’isolation phonique est insuffisante.
Conseil :
Avant d’acheter une maison mitoyenne, vérifiez l’état des murs communs et les obligations de copropriété de mitoyenneté, qui peuvent entraîner des frais partagés avec les voisins.
La maison mitoyenne est donc un compromis intéressant entre appartement et maison indépendante, séduisant les ménages souhaitant une maison accessible sans quitter la ville.
Maison jumelée
La maison jumelée est une variante de la maison mitoyenne. Elle se compose de deux habitations accolées, construites en miroir, partageant un seul mur commun. Chacune conserve son entrée indépendante, son jardin et ses espaces privatifs.
Particularités d’une maison jumelée :
- une seule paroi commune, donc moins de nuisances potentielles ;
- un coût inférieur à une maison totalement indépendante ;
- une architecture souvent harmonieuse, pensée pour former un ensemble cohérent.
Exemple :
Dans certaines zones périurbaines, une maison jumelée de 100 m² peut coûter 15 à 20 % moins cher qu’une maison individuelle isolée de même surface.
Ce type de maison est fréquent dans les lotissements modernes et offre un bon compromis entre confort, prix et intimité.
Pavillon
Le pavillon est un terme couramment utilisé en France pour désigner une maison individuelle de taille moyenne, construite dans un lotissement. Standardisé dans son architecture, il s’accompagne généralement d’un petit jardin et représente l’habitat pavillonnaire typique des périphéries urbaines.
Caractéristiques principales :
- surface moyenne comprise entre 80 et 120 m² ;
- construction standardisée, souvent en série dans des quartiers pavillonnaires ;
- présence quasi systématique d’un jardin privatif ;
- prix plus abordable que les villas ou maisons de prestige.
Attention :
Certains lotissements imposent des règlements stricts (clôtures, couleurs de façade, extensions). Il est essentiel de les consulter avant tout achat.
Le pavillon incarne pour beaucoup le rêve d’accession à la propriété. Il offre un cadre de vie familial, mais son éloignement des centres-villes implique souvent une dépendance accrue à la voiture.
Villa
La villa représente une version haut de gamme de la maison individuelle. Généralement spacieuse, elle se distingue par son architecture soignée, ses finitions luxueuses et ses prestations supérieures (piscine, grande terrasse, jardin paysager, matériaux nobles). Située dans des quartiers résidentiels ou des zones touristiques prisées, la villa est associée au confort et au prestige.
Atouts d’une villa :
- surface habitable importante, souvent supérieure à 200 m² ;
- prestations haut de gamme, adaptées à un style de vie luxueux ;
- valeur patrimoniale élevée, renforcée par la rareté des biens.
La villa s’adresse à une clientèle aisée, en quête d’espace, de confort et de standing. Elle est également recherchée comme résidence secondaire dans les zones touristiques (bord de mer, montagne, campagne).
Longère
La longère est une maison traditionnelle rurale, typique des régions de l’Ouest de la France (Bretagne, Normandie, Pays de la Loire). Elle se caractérise par sa forme allongée, construite en pierre ou en matériaux locaux, avec un toit à deux pentes.
Caractéristiques de la longère :
- maison basse et étroite, construite sur une grande longueur ;
- murs épais en pierre, conférant solidité et inertie thermique ;
- architecture traditionnelle, parfois rénovée en logement moderne.
Aujourd’hui, de nombreuses longères sont rénovées pour offrir un cadre de vie authentique et confortable. Elles séduisent les amateurs de patrimoine et de charme rural, mais leur rénovation peut représenter un budget conséquent.
Corps de ferme
Le corps de ferme est une ancienne exploitation agricole composée d’une maison d’habitation et de bâtiments annexes (granges, écuries, étables). Souvent situé à la campagne, il offre de très grandes surfaces, aussi bien habitables que dépendances.
Points clés :
- surface importante, adaptée à de grands projets familiaux ou touristiques ;
- charme rural, associé à des volumes atypiques ;
- potentiel de rénovation ou de reconversion en gîtes, chambres d’hôtes, espaces professionnels.
Conseil :
Avant d’acheter un corps de ferme, il est essentiel de vérifier l’état des bâtiments annexes et les contraintes liées au changement d’usage (habitation, activité touristique, agricole).
Le corps de ferme attire les acheteurs cherchant un projet immobilier ambitieux, mais son entretien est exigeant et les travaux peuvent être lourds.
Bastide
La bastide est une maison traditionnelle provençale, reconnaissable à son architecture massive et élégante. Construite en pierre, elle dispose souvent de volets colorés, d’un toit en tuiles canal et d’un grand jardin ombragé par des platanes ou des oliviers.
Caractéristiques principales :
- architecture régionale provençale, avec murs épais et toits en tuiles ;
- volume carré ou rectangulaire, symétrie marquée ;
- souvent associée à un terrain important avec jardin ou verger.
Symbole de la Provence, la bastide séduit par son authenticité et son charme méditerranéen. Elle est aujourd’hui très recherchée par une clientèle française et internationale en quête d’un bien de caractère.
Les biens de rapport et résidences spécialisées

Immeuble de rapport
L’immeuble de rapport est un type de bien immobilier spécifiquement destiné à l’investissement locatif. Il s’agit d’un bâtiment composé de plusieurs logements (parfois complétés de locaux commerciaux), acquis dans l’objectif de générer des revenus réguliers grâce aux loyers perçus. Ce type de bien est apprécié des investisseurs car il permet de mutualiser les risques : la vacance d’un logement n’empêche pas l’immeuble global de rester rentable.
Avantages de l’immeuble de rapport :
- diversification immédiate avec plusieurs logements ;
- meilleure maîtrise des charges communes que dans une copropriété ;
- valorisation patrimoniale importante en cas de rénovation réussie.
Exemple :
Un petit immeuble de 6 logements dans une ville moyenne peut offrir un rendement locatif brut de 7 à 10 %, ce qui le rend attractif pour les investisseurs aguerris.
En revanche, l’immeuble de rapport demande une gestion plus complexe qu’un simple appartement locatif. L’investisseur doit gérer la totalité de l’entretien du bâtiment, les relations avec les locataires et les éventuelles contraintes administratives.
Résidence principale
La résidence principale est le logement occupé par le ménage la majeure partie de l’année. C’est l’adresse officielle de l’occupant, celle déclarée pour les impôts et utilisée comme référence administrative. Elle peut être un appartement ou une maison, qu’elle soit en propriété ou en location.
Caractéristiques de la résidence principale :
- lieu d’habitation permanent du foyer ;
- avantages fiscaux (exonération d’impôt sur la plus-value à la revente sous conditions) ;
- priorité dans certains dispositifs d’aides au logement (APL, prêt à taux zéro).
Conseil :
Avant d’acheter une résidence principale, il est crucial d’anticiper sa capacité de financement sur le long terme et de considérer la localisation (proximité écoles, transports, commerces), qui influence la qualité de vie autant que la valeur future du bien.
La résidence principale est souvent l’investissement immobilier le plus important d’un ménage. Elle répond à des critères affectifs, pratiques et financiers.
Résidence secondaire
La résidence secondaire est un logement occupé de manière occasionnelle, souvent pendant les week-ends ou les vacances. Elle peut être située à la campagne, à la montagne ou au bord de la mer. Les résidences secondaires représentent une part importante du marché immobilier dans les zones touristiques.
Avantages d’une résidence secondaire :
- offre un lieu de détente et de loisirs pour la famille ;
- possibilité de location saisonnière pour rentabiliser le bien ;
- constitue un patrimoine transmissible.
Inconvénients :
- double charge financière (crédit, entretien, taxes) ;
- occupation partielle qui augmente les frais proportionnels d’entretien ;
- exposition aux variations du marché touristique.
Exemple :
En France, on compte plus de 3 millions de résidences secondaires, ce qui en fait le pays européen le plus doté en ce type de logement.
Résidence étudiante
La résidence étudiante est un logement pensé pour les étudiants, situé à proximité des universités et écoles. Elle se décline sous plusieurs formes : studios indépendants, colocation organisée ou résidence gérée avec services (accueil, laverie, salle de travail).
Points clés :
- loyers adaptés aux budgets étudiants (souvent plafonnés) ;
- localisation proche des campus ;
- parfois éligible à des aides comme les APL.
Conseil :
Si vous envisagez un investissement dans une résidence étudiante gérée, vérifiez attentivement le bail commercial proposé par l’exploitant. Certaines conditions peuvent limiter la flexibilité de l’investisseur.
Ces logements facilitent la vie des étudiants et sont également prisés des investisseurs qui y voient une opportunité de rendement stable, la demande étant forte et régulière.
Résidence senior
La résidence senior est un type de logement destiné aux personnes âgées autonomes. Contrairement aux EHPAD (établissements médicalisés), il s’agit de logements indépendants, complétés par des services collectifs comme la restauration, les animations ou la sécurité.
Atouts d’une résidence senior :
- permet de conserver une autonomie dans un cadre sécurisé ;
- accès à des services adaptés (aide au quotidien, activités sociales) ;
- localisation souvent proche des commerces et transports.
Attention :
Attention à bien différencier résidence senior (logement indépendant avec services) et EHPAD (hébergement médicalisé). Le niveau d’accompagnement n’est pas le même.
Ce type de logement séduit de plus en plus les seniors qui souhaitent éviter l’isolement tout en conservant leur indépendance. Pour les investisseurs, les résidences seniors gérées représentent une opportunité de diversification patrimoniale.
Logement social / HLM
Le logement social, ou HLM (Habitation à Loyer Modéré), est un logement financé en partie par l’État, destiné aux ménages aux revenus modestes. Ces logements sont gérés par des bailleurs sociaux et loués à des loyers réglementés, inférieurs à ceux du marché.
Caractéristiques principales :
- loyers réduits encadrés par la réglementation ;
- attribution soumise à conditions de ressources ;
- rôle social majeur dans l’accès au logement.
Exemple :
En Île-de-France, où les prix immobiliers sont particulièrement élevés, le logement social constitue parfois la seule solution viable pour de nombreuses familles.
Le logement social est essentiel pour garantir l’accès à un logement décent au plus grand nombre. Il représente environ 16 % du parc immobilier français.
Les régimes particuliers de propriété

Bien en indivision
Un bien en indivision est un logement ou un terrain détenu par plusieurs personnes, sans que les parts soient matériellement divisées. Chaque indivisaire détient une quote-part du bien, proportionnelle à son apport ou à ses droits successoraux. Ce régime est fréquent lors d’un héritage ou d’un achat en commun entre proches.
Avantages de l’indivision :
- permet de détenir un bien à plusieurs sans le diviser matériellement ;
- facilite l’héritage en conservant le bien familial intact ;
- donne la possibilité de partager les frais liés au logement.
Inconvénients :
- toute décision importante doit être prise collectivement, ce qui peut ralentir les démarches ;
- risques de blocages si les indivisaires ne s’entendent pas ;
- difficulté à vendre le bien si un seul souhaite sortir de l’indivision.
Exemple :
Trois frères héritent d’une maison en indivision. Pour vendre, ils doivent se mettre d’accord ou saisir un juge si l’un refuse.
Bien atypique
Le bien atypique désigne un logement qui sort des standards traditionnels. Il peut s’agir d’un ancien local industriel transformé, d’une péniche, d’un souplex ou encore d’un logement troglodyte. Ces biens séduisent par leur originalité mais posent souvent des défis en termes de confort ou de réglementation.
Exemples de biens atypiques :
- péniche aménagée en habitation ;
- souplex (logement partiellement en sous-sol) ;
- loft industriel ou atelier réhabilité ;
- maison troglodyte ou cabane en bois aménagée.
Conseil :
Avant d’investir dans un bien atypique, il est essentiel de vérifier sa conformité aux normes d’habitation et d’urbanisme. Certains biens charmants peuvent se révéler complexes à mettre en location ou à assurer.
Le bien atypique attire une clientèle en quête d’originalité et de singularité. Il constitue aussi un segment particulier du marché immobilier, où la rareté peut créer de la valeur.
Nue-propriété
La nue-propriété est un droit de propriété particulier, qui correspond à la détention du bien sans en avoir l’usage ni les revenus. Elle s’oppose à l’usufruit, qui confère ces avantages. La nue-propriété résulte d’un démembrement de propriété, pratique courante dans la gestion patrimoniale et la transmission.
Caractéristiques :
- le nu-propriétaire détient le bien mais ne peut ni l’occuper ni percevoir les loyers ;
- il devient pleinement propriétaire au décès de l’usufruitier ou à la fin de l’usufruit ;
- la valeur de la nue-propriété est calculée en fonction de l’âge de l’usufruitier.
Exemple :
Un parent peut donner la nue-propriété d’un appartement à ses enfants, tout en conservant l’usufruit, ce qui lui permet d’y habiter ou d’en percevoir les loyers.
La nue-propriété est une stratégie intéressante pour transmettre un patrimoine tout en optimisant la fiscalité.
Usufruit
L’usufruit est l’autre versant du démembrement de propriété. Il correspond au droit d’utiliser un bien immobilier (droit d’usage) et d’en percevoir les revenus (droit aux loyers), sans en être pleinement propriétaire. L’usufruitier doit entretenir le bien mais ne peut pas le vendre seul.
Droits et obligations de l’usufruitier :
- occuper le bien ou le louer pour percevoir les loyers ;
- assurer l’entretien courant et les réparations ;
- respecter l’intégrité du bien, qu’il doit restituer au nu-propriétaire à la fin de l’usufruit.
Attention :
l’usufruitier et le nu-propriétaire doivent bien définir leurs droits et obligations respectifs. Les conflits liés aux gros travaux (toiture, structure) sont fréquents si les responsabilités ne sont pas clairement établies.
L’usufruit prend fin au décès de l’usufruitier ou à une échéance prévue dans l’acte. Il permet à une personne de conserver un usage vital du logement tout en préparant sa transmission.
Viager occupé / libre
Le viager est une formule particulière d’acquisition, dans laquelle l’acheteur (débirentier) verse au vendeur (crédirentier) une somme initiale appelée bouquet, puis une rente mensuelle jusqu’au décès du vendeur.
Il existe deux formes principales de viager :
- Viager occupé : le vendeur conserve le droit d’habiter le logement ou de le louer jusqu’à son décès. Le prix d’achat est donc réduit.
- Viager libre : l’acheteur peut occuper le logement immédiatement, mais la rente versée est plus élevée.
Exemple :
Un appartement vendu en viager occupé à Paris peut coûter 30 à 40 % moins cher qu’un bien vendu libre, mais l’acheteur doit attendre le décès du vendeur pour en disposer.
Le viager est une solution patrimoniale qui permet au vendeur de compléter ses revenus tout en restant logé, et à l’acheteur d’acquérir un bien souvent à prix réduit, mais avec une incertitude sur la durée du versement de la rente.
Les terrains et la construction

Terrain constructible
Un terrain constructible est une parcelle de terrain sur laquelle il est possible de bâtir légalement une maison ou un immeuble. Cette constructibilité dépend du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de la commune, qui fixe les règles en matière de zones constructibles, de hauteur de bâtiments ou encore d’emprise au sol. Acheter un terrain constructible constitue la première étape d’un projet immobilier neuf, mais nécessite de nombreuses vérifications administratives.
Caractéristiques d’un terrain constructible :
- il est situé en zone constructible définie par le PLU ;
- il est juridiquement apte à recevoir une construction (pas de servitude interdisant de bâtir) ;
- il respecte les règles locales d’urbanisme (hauteur, distance, alignement).
Conseil :
Demandez toujours un certificat d’urbanisme à la mairie avant d’acheter un terrain. Ce document officiel confirme la constructibilité et précise les règles applicables.
La constructibilité d’un terrain est donc un point crucial avant tout achat. Même s’il est bien placé et semble attractif, il peut être soumis à des restrictions qui limitent fortement son potentiel.
Terrain agricole
Le terrain agricole est une parcelle destinée à l’exploitation agricole : culture, élevage, pâturage. Contrairement au terrain constructible, il ne peut pas être bâti pour un usage résidentiel, sauf exceptions très limitées (constructions liées à l’activité agricole). Ce type de terrain est strictement encadré et son acquisition répond à des règles particulières, notamment l’intervention de la SAFER (Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural).
Points clés du terrain agricole :
- prix au m² beaucoup plus faible qu’un terrain constructible ;
- interdiction de construire une habitation (hors activité agricole autorisée) ;
- contrôle de la SAFER qui peut préempter une vente pour préserver le foncier agricole.
Attention :
Méfiez-vous des annonces promettant une future constructibilité d’un terrain agricole. Tant que le PLU n’est pas modifié par la commune, il reste strictement interdit d’y bâtir un logement.
Le terrain agricole attire parfois des acheteurs en quête de grands espaces, mais son usage est limité et il ne peut pas être converti facilement en terrain constructible.
Terrain viabilisé / non viabilisé
Lorsqu’on achète un terrain constructible, il peut être viabilisé ou non viabilisé.
- Un terrain viabilisé est déjà raccordé aux réseaux essentiels : eau potable, électricité, assainissement, voirie, télécommunications.
- Un terrain non viabilisé, lui, nécessite des travaux de raccordement, qui peuvent représenter un coût important et retarder le projet de construction.
Différences essentielles :
- Terrain viabilisé : prêt à bâtir immédiatement, coûts supplémentaires limités.
- Terrain non viabilisé : prix d’achat plus bas mais travaux de viabilisation à prévoir.
Exemple :
Dans une commune périurbaine, la viabilisation d’un terrain peut coûter entre 5 000 et 15 000 €, selon la distance aux réseaux publics.
Le choix entre ces deux options dépend du budget et de l’urgence du projet. Acheter un terrain non viabilisé peut être intéressant financièrement, mais il faut bien évaluer les frais de viabilisation avant de signer.
VEFA (Vente en l’état futur d’achèvement)
La VEFA, ou vente en l’état futur d’achèvement, est une forme d’achat immobilier particulière qui consiste à acquérir un bien sur plan, avant sa construction ou pendant son chantier. L’acheteur devient propriétaire au fur et à mesure de l’avancement des travaux et prend possession du logement une fois achevé. La VEFA est couramment utilisée pour les programmes immobiliers neufs.
Avantages de la VEFA :
- logement conforme aux dernières normes énergétiques et de construction ;
- personnalisation possible de certains aménagements ;
- frais de notaire réduits par rapport à l’ancien (2 à 3 % contre 7 à 8 %).
Inconvénients :
- délai entre l’achat et la livraison, souvent 12 à 24 mois ;
- risques liés aux retards de chantier ou aux malfaçons ;
- prix au m² parfois plus élevé que dans l’ancien.
La VEFA séduit les acheteurs qui souhaitent un logement neuf sans passer par l’autoconstruction, mais elle demande une vigilance particulière sur la solidité du promoteur et la conformité contractuelle.